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1-N (suite)

Voie de Rennes à Carhaix (suite)

Désolé pour cette coupure, mais la première page ne supportait pas l'ensemble des données.

 

 

la voie au sud de Saint-Maugan

la voie en direction de Muel

 

                Plus à l'est, elle est difficilement lisible : au sud du Baucher, au nord de Launay-Boullaie, de la Grillais, au sud du Haut-Mottay (parcelle cadastrale des Hauts-Chemins), 300 m au sud de Malabry, Limplet, Patouët. Elle fait une grande courbe pour contourner le confluent des ruisseaux et se redresse à la Tiolais puis la Vieuville. Nous noterons non loin la Poteraie avec sa parcelle des Vieux-Romains (15). En ligne droite, elle rejoint ensuite le Loscouët, dans les côtes-d'Armor. 

                Au nord de Saint-Maugan et Boisgervilly, certaines toponymies de lieux-dits comme la Ruée, la Porte, et un kilomètre après, le Perray, accusent une origine romaine. Près de là, un tronçon de voie, connu sous le nom de Chemin de Gaël, et datant peut-être du Moyen Age, semble prendre une orientation sud-sud-ouest en direction du bourg de Gaël. Ce tronçon, situé à deux kilomètres au nord-ouest de Saint-Maugan, serait à étudier quoique sa direction semble indiquer Boisgervilly et non Iffendic.  

                Gaël, antique paroisse, capitale de l’ancienne région de Domnonée (16), doit son nom Wadel, le gué, au passage de la voie. La paroisse d'origine pourrait avoir été située près du carrefour de deux axes gallo-romains : la voie est ouest vers Carhaix, et la voie 2-K, sud nord, de Rieux à CorseulCette dernière, passe deux kilomètres à l'est du bourg de Gaël. Elle était autrefois connue sous le nom de chemin des moines, par le fait qu'elle était une route de pèlerinage joignant les deux abbayes de Paimpont et de Saint-Méen-le-Grand. Près de la cour de l'école publique de Gaël, route de Mauron, on aperçoit une partie des anciens retranchements de l'enceinte du château du roi Judicaël.

               Après Gaël, la voie quitte ensuite l’Ille-et-Vilaine et se continue vers Merdrignac, dans le département voisin des Côtes-d’Armor. Son existence est attestée au Vieux-Bourg (17) par la découverte d’une borne milliaire encore sur place. On peut la voir dressée dans le jardin d’une maison, près du carrefour. Certains ont prétendu qu'il ne s'agirait pas d'une borne mais d'une base de colonne qui aurait pu être réutilisée en milliaire.  

NOTES SUR LA VOIE :

Possibles vici (stations) routiers : depuis Rennes jusqu'à la Chapelle-Th. Est : 6 lieues gauloises ( 13,3 km), depuis la Chapelle-Th Est jusqu'à Iffendic : 6 lieues gauloises, et depuis Iffendic jusqu'à Gaël, 6 lieues gauloises.

Iffendic : nombreux gisements de tegulae et de tessons sur le territoire de la commune, souvent près du bourg et en bordure de la voie, ce qui semblerait attester l'existence d'un ancien vicus au carrefour de voies antiques.  sites de la Boissière, le Gacel, le Mesnil, la Boucelais, la Bouyère, la Rejardière, la Nouette, Saint-Ahan, la Ville-ès-Nouvelles, la Métairie-Neuve.            

Au Bois-Basset, sur le territoire de la commune de Saint-Onen-la-Chapelle, un fragment de voie a été récemment remis en valeur. Peut-être s'agissait-il d'un chemin de desserte vers une habitation ancienne.

Carhaix : La ville fut créée par les Romains qui en firent la capitale du peuple des Osismes, sous le nom de Vorgium. Sous l'empire, elle compta de 10 000 à 15 000 habitants et était alimentée par un aqueduc long de 27 km. On ignore s'il existait déjà une cité gauloise avant elle sur le site. Le nom actuel de Carhaix viendrait du latin quadrivium, le carrefour, explicant sa situation à la jonction de plusieurs voies romaines.

Fouilles de Carhaix

 

 

Carhaix, la voie romaine venant de Rennes

RENVOIS :  

(1)  Le garum (ou garun) était un condiment en sauce, à base de sel et de sardines, dont les Romains étaient très friands. Ils en agrémentaient leurs plats pour en masquer le goût souvent faisandé. Le ruisseau qui traverse Montfort s’appelle le Garun, devons-nous y voir une allusion ?

(2) Jean-Yves Eveillard - Recherches autour d'un Itinéraire Antique - Brest 1975

(3) Vezin-le-Coquet, relais pour les pèlerins qui se rendaient à Plélan au Moyen Age

(4) L'Hermitage, paroisse primitive du 6ème siècle. L'église conserve des parties très anciennes.

(5) Marigné, le suffixe gné indique une origine gallo-romaine, peut-être un nom d'homme. On pourrait également voir une allusion au dieu Mars.

(6) Saint-Gilles, au Clos-Pierre, découverte de céramiques sigillées du 2ème siècle.

(7) Des passerelles de bois étaient utilisées lors de la traversée des cours d'eau.

(8) le Val de l'Isle, ancien gué sur le Meu

(9) selon Jean-Claude Poupa, érudit Iffendicois, la Ville-Ea serait une altération de Ville Via, et indiquerait le passage de la voie.

(10) Iffendic, paroisse ancienne, pourrait avoir correspondu à un vicus routier, à la croisée de deux voies romaines.

(11) Civitas Aquilonia, édifiée par les Romains sur les bords de l'Odet, au premier siècle. Elle correspond à l'actuel quartier de Locmaria, à Quimper.

(12) le gué Martin indique une traversée de la rivière. A cet endroit aurait pu se trouver un fanum routier dédié au dieu Mars Mullo.

(13) le Pont-Ruelland

(14) la Ville-Gravelle, ville vient de via, la voie, et gravelle indique son empierrement

(15) Vieux Romains : vicus romanus.

(16) la Domnonée s'étendait sur la forêt de Brocéliande, pays du roi Judicaël.

(17) Le Vieux-Bourg Saint-Nicolas, commune de Merdrignac (anc. Merdriniacus) est situé à l'emplacement de la paroisse primitive. D'anciens textes l'attestent.

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